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lakabylia
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HUMOUR BEAUTE JOIE
Catégorie :
Blog Musique
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20.02.2007
Dernière mise à jour :
22.05.2008
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A

A

Posté le 12.10.2007 par lakabylia


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le poete berbere ahcene mariche vous dedie ses poe
Posté par ahcene mariche le 20.12.2007


Biographie de Ahcène Mariche

Ahcène Mariche est né le 21 février 1967 à Tala Toulmouts dans la commune de Tizi Rached la région du grand poète si mohand u mhand à l’est de la ville de Tizi Ouzou en grande Kabylie Algérie.

Etant au collège Laïmèche Ali de Tizi Rached, entre 1979 et 1983, ses professeurs découvrirent en lui le germe de l’écriture et son amour pour la culture. Une fois au lycée Abderrahmane El Ilouli qui a vu naître les : Matoub Lounès, Izri Brahim, Amghid..., malgré une orientation en série science, Ahcène trouva le milieu propice et commença a signer ses premiers poèmes exactement en 1984 .
En septembre 1986 il entra a l'Institut technologique de l’Education pour devenir professeur de physique et là aussi les activités culturelles lui collent à la peau et signa plusieurs poèmes .
Ayant obtenu son diplôme, en septembre1988, il entama une carrière dans l’enseignement au collège de Tizi Rached, comme professeur de physique. Très communicatif, la mission lui a été très facile.
Deux années plus tard, il crée avec ses amis un club de correspondances et voyages au niveau du centre culturel de Tizi Rached où plusieurs activités furent organisées pour la promotion de la jeunesse et de la culture.

L’université de Corvalis aux Etats-Unis d’Amérique a publié son poème Sidi Valentin dans la célèbre anthologie « TO TOPOS ». au printemps 2005
le Haut commissariat à l'Amazighité lui a publié 06 poèmes dans une publication collective pour 14 poètes intitulée Tibhirt n yimedyazen en 2005

Il a édité son premier recueil de poésie intitulé : Id Yukin (Les Nuits Volubiles) composé de trente deux poèmes en kabyle traduits en français et compte 113 pages où il aborde divers thèmes : l’amour dans tous ses états, la femme, le rêve, la paix, la beauté, la nuit, la vérité, l’ingratitude.

Apprécié, 11 mois plus tard, il édite son deuxième recueil qu’il a intitulé jalousement : Taâzzult-iw (Confidences et Mémoires) composé pour sa part de 25 poèmes et compte 122 pages.
il viens juste de terminer son troisième recueil intitulé Contusions "Tiderray"
composé de 33 poèmes et la version anglaise de son premier recueil intitulé "Voluble nights "
"Confidences et mémoires" va être édité en France chez la maison d éditions SEFRABER.
Plus de 300 autres poèmes attendent leur tour pour être édités.


ahcene mariche
e mail : ahcenemariche@yahoo.fr

site web: http://ahcenemariche.free.fr


Publications : 1- IDH YUKIN (les nuits volubiles) édité en juin 2005
2- TAAZZULT-IW (confidences et mémoires) édité en mai 2006
3- TIDERRAY (contusions) édité en juillet 2007
4- VOLUBLE NIGHTS (version anglaise de Idh yukin) édité en juillet 2007
- je viens de terminer l’enregistrement de mon CD audio de poésie sur fond musicaux du deuxième recueil Taazzult-iw

voici mon acrostiche

Acrostiche:AHCENE MARICHE LE POETE

A travers les montagnes enneigées
Honorables amis de la Kabylie !
C’est grâce à vous que je suis fasciné
Et saisi par l’art de la poésie.
Nos espérances s’avèrent partagées,
Essence évidente de notre vie.

Moi, je ressens vos intimes pensées
Au moyen de mon créateur esprit
Rimer est ma seule voix préférée
Indissociable de tous mes écrits
Comme ce poisson qu’on a balancé
Hors de l’eau où d’habitude il vit
Elle vient s’imposer à mes idées,

Les ajuste et les arrange en série
Et finit toutefois par vous bercer

Pour calmer vos peines et vos ennuis
« Oh vous qui êtes, sans doute, étonnés
En lisant ce poème si petit
Tirez-en alors, les signes premiers
Et vous saurez sans trader qui je suis ! » : AHCENE MARICHE

vpooici qlq poemes
La perle

La perle parmi d’autres prunelles
N’est que perle simple et ordinaire.
Prise sous un autre aspect circonstanciel,
Sa valeur augmente les enchères.
A l’image de chaque demoiselle,
Jugée à l’écart, elle paraît super.

Tous les épis rayonnent d’élégance
A travers le champ de blé.
Sauf celui qui se balance
Etant vide et léger.
Les femmes ont cette ressemblance,
Choisis celle qui est bien tournée.

L’argent ne peut être que l’argent,
Il est richesse pour son possesseur.
Il arrange même le comportement
De son éventuel porteur.
La broche accroît la séduction
De celle qui la met en valeur.

L’or est communément appelé or
Et aucun ne doute de sa valeur.
Pour en avoir, oh ! Combien d’efforts !
A l’image de cette mariée qui brûle d’ardeur.
Qui de nous n’apprécie le décor
Avec le ceinturon de perles ensorceleur ?

Les femmes qui se rassemblent en conseil
Disent plus de mensonge que de vérité.
La jalousie quand elle se réveille
Engendre toutes sortes de calamités.
Quant à toi, je te conseille
De choisir celle qui n’a rien articulé.

Choisis celle qui discerne,
Qui écoute plus qu’elle ne dit.
Devant elle, l’ennemi se prosterne
Mais réservant de l’égard à l’ami.
Elle ne connaît ni rancœur ni baliverne,
De joie et de paix, elle entoure sa vie.

Dieu, en façonnant sa créature,
A bien su prendre ses dispositions.
Il l’a doté de deux oreilles à sa mesure
Et d’une seule bouche nécessairement.
C’est ainsi qu’il a clôturé sa procédure,
L’homme doit donc saisir sa raison.



Sois toi-même

Sois toi-même simplement,
Ne te mêle guère de la voisine.
Ne t’acharne point et évite l’émulation,
Qui veut se défouler, tambourine.
Tu connais qui t’a doté d’un nom
Quand il prête serment il ne le piétine.

Chacune est enfouie dans sa pèlerine,
Toi aussi, reconnais et protège ton bien.
Chacune s’identifie à sa racine,
Toi aussi respectes ce que tu détiens.
Elève-le vers des cimes qui culminent,
Que seul l’érudit atteindra.

Tant pis pour qui veut se dénuder
Ou celui qui dans la déchéance échoue.
Quant à toi, préserve bien ton respect,
Evite qu’on le traîne ou on le bafoue.
Les joncs n’engendrent guère de madriers
Et quel intérêt attends-tu d’un bambou ?

Tu es charmante telle que tu es,
Tu es un être exceptionnel !
Imiter l’autre, à quoi bon d’essayer
Puisque tu es déjà très belle.
Admets donc tes capacités
Et tu susciteras une jalousie sans pareille.

Apprécie tes points forts
En estimant les tares d’autrui.
Ta valeur émergera dès lors
Et par tes soins sera agrandie.
D’autres t’envient mais tu ignores
Tout le rang dont tu jouis.


Mebla d tiaad

A tin-iyi-d-yettassen
Mebla ula d ttiaad
A tin iyi-d-yettzuren
Ur fhimegh weraad
A tin iyi-ssefrhen
Azal-im izad

Txeddmedh ccghel-im
Ur d-cliaadh deg-i
Tettawdhedh iswi-m
tter tezridh i nekki
Lawan yakk d rray-im
Werdjn tcawredh-iyi

Xas ma nemwalaf
Ur frizent wallen
Tikwal nettemsaaf
gher wayen i agh-icerken
Xas ma nemxallaf
D win ikem-itebeen

Yiss-m nekk ttêussugh
Xas ur ttifen ifassen
I d-teqqaredh ad tarugh
Xas ur slin imzzughen
D isefra i ten-derrugh
U zgan d ighezfanen

Xas ma beddlegh amkan
Nekk ur m-fkigh tansa
Lawan-im d lawan
Mi ara therrek tassa
Tasraft-iw ad d-tban
Mi tebghidh taghawsa



Ur teseidh yiwen webrid
Ttawin-kem-id irkell–i
Aawin-im d icerrid
Negh d i ezizen fell-i
Tistent xas ur temsid
Din din yekfa kulci

TTaq tawwurt ghelqen
Reglegh ula d lecqayeq
Ur yelli i d-yeqqimen
Ula d tazulight teghleq
D acu i kem-id-yessawdhen
D avu negh d lebraq

Wahmegh amek i d-tettasedh
Alamma kan tewwdhedh-iyi-d
Wala amek tettruhedh
D awhid tettadjadh iyi-d
Ad-kem-djegh ad textiredh
Yiwen wawal ini-yi-d
Ilebda yid-i ad teqqimedh
Negh lehna-w sehder iyi-d

Hemmlegh-kem, kerhegh-kem
Imi zidedh, rzagedh
Hemmlegh-kem, kerhegh-kem
Fessussedh, ézzayedh
Hemmlegh-kem, kerhegh-kem
Akken tsehledh i twaaredh
Hemmlegh-kem, kerhegh -kem
Akken thedqedh , i tqebhedh


Sans rendez-vous

Toi, qui d’elle-même s’invite
Sans aucun rendez-vous.
Toi, qui me rends visite
Dont j’ignore les dessous.
Toi, qui me réjouis sans limites,
Ton mérite dépasse le tout.

Tu vaques à tes affaires
Ignorant jusqu’à mon existence.
Tu atteints ce que tu espères,
Me laissant que des souffrances.
Tu décides du temps comme tu le préfères,
Te moquant toujours de mes préférences.

Même si on s’est habitué en permanence
Mon regard ne t’a guère admiré.
Nous faisons des concessions d’allégeance
Concernant nos communs intérêts.
Quelles que soient nos différences,
Je demeure ton fidèle passionné.

Je suis sensible envers toi
Bien que mes mains ne t’ont effleurée.
J’écrirai tout ce qui sort par ta voie
Bien que les oreilles n’ont rien écouté.
J’en ferai des poèmes toutefois,
Dont la longueur sera inégalée.

Même si je change d’emplacement
Sans te communiquer mon adresse.
Ton temps s’avère le moment,
Dès que ton cœur est touché par la tendresse.
Mon gouffre te paraîtra évident
Et je comblerai tout ce qui t’intéresse.

Tu n’as pas d’itinéraire singulier,
Tous les chemins t’y conduisant.
Ton viatique, est-il amer et déprécié
Ou précieux comme je l’attends ?
Même si le pique n’est pas aiguisé,
Tout se résout comme par enchantement.

La porte et la fenêtre sont fermées,
J’ai même bouché les accès ouverts.
Aucun coin n’est négligé
Y compris les caniveaux divers.
Par où es-tu donc passée,
A travers le vent ou l’éclair ?

Il m’arrive de t’aimer, de te haïr,
Tu es aussi douce que désagréable.
Il m’arrive de t’aimer, de te haïr,
Tu es aussi délicate qu’insupportable.
Il m’arrive de t’aimer, de te haïr,
Tu es aussi familière qu’inabordable.
Il m’arrive de t’aimer, de te haïr,
Tu es aussi polie que décevable.

J’ignore par quel moyen tu arrives
Quand tu atterris chez-moi ?
Plutôt, comment tu t’esquives,
Me laissant seul, pantois ?
Il est temps que tu prennes l’initiative,
Entendre un seul mot de toi.
Restons ensemble à jamais si tu arrives,
Sinon, rends-moi la paix que tu me dois !

-– Adrim

Adrim nezrat d ttawil
I ittehwidj yal yiwen
Azal-is i t-yezran d igellil
Negh ahat d imerkantiyen
Ma d les richards ahlil
Yezga yettughru-ten

Adrim yessuffugh laaqel
I win ghef i d-yehdef
Yettara-t ini yemxel
Yeddehim mebhal ilef
Itteewwil ad irehel
Negh deg wadhu ad d-yettef

Xas ma ussu yettadh-d
S yidhes ur d-igellu ara
Xas ma lmakla tettawidh-d
Lbenna ur tettafedh ara
Ddheb d lfetta ma ternidh-d
Zzin ur yettnuz ara

Ad taghedh timusniwin
Ma d lehbab ala
Adrim ad ak-id-ibnu lehsin
I lmutt ur tsellkedh ara
Ad ak-id yextir di tmeqqerin
Deg igenni ur tezmiredh ara

I ghlayen yewwedh isiwadh
Mi t-id mennadh yella
Ma d rrezg ur twaladh
Ttedrent at-nneyya
Xas imnayen ad d-hiwledh
AAlem ur k-ttseliken ara


Ddwawi merra ad d-taghedh
Tazmert ulamek ara
Isafaren ad ten-id-tafedh
Ar lehna ur tettnuz ara
Zzhu ttnefcic twulfedh
Daxel ik laghmam yezga

I tebghiv ad at-id-taghedh
Mi ifat tkesbedh achal
Ala ayen ur tefrizedh
D wi d-yesseghlayen aqlal
Ur d-ttaran rruh teelmedh
D acu tdhemeaadh deg uffal

Idrimen ttawind achal
Ssah ur as ssawdhen
I d-ttawin d ajeghlal
Mi immar wi t-iaamren
Alama kan ifat lhal
I d-yettban lexdaa-nnsen

Aaddi ass-a eg ssuma
I rrezg lferh d tezmert
Wamma ihbiben d lehna
Tayri dderya annect
Teghzi n laamer, lmaana
Imelyaren-ik d taakemt
Ur k-ssawdhen s anda


L’argent

Nous savons que l’argent est un moyen
Et une nécessité pour tout individu.
Sa valeur est appréciée par le mesquin
Ou bien même les bourgeois reconnus
Quand aux richards je les plains
Il les déroutent, et sont toujours à l’affût.

L’argent fait perdre le bon sens
Pour les riches des derniers temps.
Il les pousse, à vrai dire, à la démence,
Fonçant tel un sanglier menaçant.
Dans les airs, ils voudraient qu’ils s’élancent
Ou s’accrocher carrément au
vent.

Acheter un lit, on le sait chose simple,
Il ne peut, hélas, garantir ’endormissement.
Même s’il procure une nourriture indispensable,
Tu ne lui trouveras aucun goût cependant.
Pare-toi d’or et d’argent si tu es capable
Mais sache que la beauté ne se vend.

Tu t’achèteras des connaissances
Mais au grand jamais d’amitié.
L’argent te bâtira une forteresse de convenance,
Mais la mort ne pourra t’épargner.
Tu pourras choisir ta tombe à l’avance
Mais au ciel tu ne pourras l’assurer.

Tu te permettras tout désir de valeur
Et tes espérances seront comblées.
Mais tu ne verras plus le bonheur,
Héritage exclusif des déshérités.
Même une armada de guerriers prometteurs
Ne pourra plus jamais te sauver.


Tout remède sera à ta portée,
Sauf bien sûr la vigueur !
La médication te sera d’un abord aisé
Exceptée la paix qu’on ne trouve chez les vendeurs.
La vie t’a gâté de plaisirs et de fierté Mais au fond,
tu débordes de peine et de douleur.

Tu achèteras tout ce que tu désires
Etant donné que tu as plein de sous.
Tout ce que tu arrives à découvrir
Et ce qui te séduit surtout.
Cela ne pourrait t’empêcher de mourir,
Qu’attends-tu d’un simple bambou ?

L’argent procure tant de choses
A l’essentiel il ne pourra accéder !
Ce n’est que les coquilles qu’il entrepose
Une fois de leurs contenance elles sont vidées.
Une fois l’effet justifié par la cause,
S’éclaircit alors la trahison avérée !

A présent, vas-y mettre un prix
Au bonheur, à la joie et à la santé.
Autrement dit, la paix, les amis,
L’amour, la multitude d’héritiers
La vertu et la longue vie…
Tes milliards ne sont qu’un fardeau malaisé
Qui ne t’ont assuré aucune garantie.

– Lhewj yesnulfa-iyid

Lhewj yesnulfa-iyi-d
D amekkan iga-iyi-d
Di tudert n wemdan
Achal d udem ifka-iyi-d
Yal talgha igerrez- itt id
Yecfa-yasent-id zzman

Achal s wayes i d-ceghlegh
Ccghel ad t-ssisehlegh
I wina iyi-d-yesnulfan
Achal d lhadja i gezmegh
Lxedhra, asghar sqecregh
Rnu ula d ikesman

Simmal lecghal ttgerrizegh
S yiman-iw ferrhegh
La tettnerni leezza-w
Si tkuzint wellah ar d-ffghegh
Di tdjoukhritt yak ughalegh
Rnan-iyi di ccbaha-w

ghef lêiv ttueellqegh
Lmefruz imedhqan rsegh
Hemmlen iyi medden irkeli
S leezz ay ttwattafegh
D imerkantiyen, slatten ddregh
Lihala-nsen teedjeb-iyi

A tawaghit i d-idhehren
Yir amdan mi-iyi-ssexdem
Ula di yir lecghal
Yiss-i ay ttuwecmen
R nu achal yemmuten
Rran-iyi d yir lfal


Di dqiqa teghli yiss-i Ghligh-d yak si laali
Ssethagh s yiman-iw
Grigh-d gher lqadhi
Mi ihkem ghef lassi
Mmektagh-d lhemm-iw

Ass-a ihwel lebhar-iw
Mmektagh-d akk tid-iw
D wansi yak i d-aaddagh
Times tbeddel-iyi udem-iw
Tafdhist tefka talgha-iw
S lmilaq leqdhaa kesbegh

I ijujah akk sebregh
I trabuzt mi sellegh
Lxater-iw iswehwih
Gher kra hercawen mesdegh
D lmilaq negh d adghagh
Akken ad iqdhiaagh mlih

I tigi yak i wumi sebregh
D wamek ghur-wen d-wwdhegh
Ay husbegh ma drus
Gher kra d lxir i xedmegh
I wiyadh d ccer i d-udjwegh
Ma ur iyi-taaqilem d lmus

Le besoin m’a inventé
Le besoin m’a inventé
Ayant une place réservée
Dans la vie de l’être humain.
De tous visages, il m’a doté,
Avec des formes variées,
L’histoire étant témoin.

Je m’occupe de toutes activités,
Je rends la tache aisée
Pour celui qui m’a découvert.
Oh ! Combien de choses ai-je coupées,
Légumes, maint bois taillés
Et quartiers de viande divers !

Au travail, je me perfectionne,
Etant fier de ma personne,
Ma valeur ne cesse d’augmenter.
A peine sorti de cuisine que j’abandonne,
D’un fourreau, on me couronne,
Chose qui me procure la beauté.

On m’accroche au muret,
Me réservant des coins préférés,
Parce que l’on me vénère.
On me saisit avec fierté
Dans la vie royale ou celle des aisés,
Celle d’ailleurs que je préfère.

Cependant, oh ! Quelle fatalité
D’être utilisé par un forcené
Pour commettre un carnage !
A cause de moi, on a balafré,
Beaucoup sont assassinés
Jusqu’à me qualifier de mauvais présage !


En une minute, tout s’en va,
Je m’écroule au plus bas,
Ayant honte de moi-même.
Devenu otage de l’homme de loi
Qui condamne ce malfrat,
Alors, je revois tous mes problèmes.

Ma mer, à présent, est déchaînée,
Me rappelant tout le passé
Et de toutes les voies déjà prises.
La flamme m’a défiguré,
Le marteau a pris le relais
Avec la pierre, on m’aiguise.

A tout feu, j’ai résisté,
Je n’entends que le soufflet
Qui malmène mon état.
A toute surface rude, on m’a aiguisé
A la ponceuse ou au rocher
Pour avoir un tranchant adéquat.

Voilà donc ce que j’ai enduré
Avant de vous rencontrer,
N’est-ce pas un vrai tourment ?
Chez certains, j’ai fait preuve de bonté,
Chez d’autres, j’ai causé desméfaits,
Le savez-vous ? Je suis le tranchant !!

Ahcene Mariche
site web http://ahcenemariche.free.fr

NB/ ces trois poèmes sont tirés de mon dernier recueil intitulé TIDERRAY
(CONTUSIONS) paru debut juillet 2007


voici qlq poemes en anglais

I will be your shadow

My step will follow close to yours
I will be your shadow, henceforth
You walk and I follow you
You sit and I fold
I’ll never leave you, it’s bound to happen
Until night falls

You will find me at the same place
As soon as the first ray pierces you
With your back to the sun
I will stand by you, bending
If you face the sun
Behind you, I’ll be your faithful dog

When the sun appears on zenith
You would believe I’ve vanished
Relieved, you would think I came back to the shelter
But I remain, as far as sun is here
And whenever you feel fainting because of the heat
Look to your feet, I’ll be there to give you honours

I hate the falling night
It separates us
It brings me despair and worry
And leaves the place empty
I’m impatient, oh dawn! To see you
You appear, and I’m happy again!

The gleam comes to my rescue
Awakening me the coming night
And granting me a second chance
I need this faltering light
To thread the string in its escaping needle
And without realizing

I will appear to her, on the wall, a giant shadow
I will extend the day
To the sun, I will set up a dam
And then he won’t lie down
On the gloom, I will put a guard
To stop its advance and slow its step
You and me, we will enjoy ourselves
_______Life is only fleeting_______


Ladies in my country

Ladies in my country are pretty
They have grace and beauty
They fill and please my eyes
And my heart remains confused
My bird, where are you going to alight?
On a town or a mountain?

I chose a faraway town
I started by the Oranese
God! What did you create around here?
She looks like an Indian
With her lovely tan
Brown and charming
For her, my heart is shivering

Then I flew towards East
To see what is beauty like there
My poor heart was lost
Even my eyes accused him
For, he was unable to choose
A Setifian or Anabie

He became as a butterfly in Spring
He lands on every wild flower
And takes all his time
I took flight to the large Sahara

I rushed and arrived rapidly
Where sand and sky are one and the same
I saw a straight long hair
In the middle of an oasis
The beauty is as blazing as a burning brand
She let me all sweating and panting


I pursued my trip to the Hoggar
What could I say about the Targui lady?
Under the sun her charm melted and reached me
Her skin is as soft as a bee
I was so marvelled by the Chleuh and Mozabite

The way was still long
But I went on searching
I headed towards the Djurdjura mountains
To know how is the Kabyle woman
I found her shining like a lamp
With surprise I was dumb

I went across towns and countrysides
So different and numerous
I saw what I have never seen before
Women all charming and nice
But the Kabyle is by far more beautiful

With grace God gifted her
She wears colourful clothes
And precious jewels of silver
My eyes enjoy the nice picture

A traditional scarf on her head
She carries a jug on her shoulder
Let’s sing ô my soul!
About the scare she let in you
We’ve never thought it so painful

I untied my heart
He drew me East and West
Across towns and valleys
He made me turn wherever he thought it good
He was seeking for his love
That I found, at last, by my side.


Tell me

Tell me, talk!
Do you love me?
Tell me!
My heart is in agony!
Tell me, then!
At the brink of the precipice,
I’m moving forward on a tight rope

I love you, yes
My heart in full bloom
I’m telling you, yes
Your way is greeting me
Yes, yes, yes
I’m seeing its lightness.

I hate you, go away!
There is no hope for me
I hate you so!
Willing to burn and
Driven to despair,
I hate you so!

Between the two
Don’t tell me your heart swings
One of the two
You must give the verdict
Between the two
You should give the clue

Love and hate
Never tolerate one another
Passion and aversion
Only one survivor


Tenderness and resentment
Two different aims

I fell in love,
Tasting the love fruit
I love, all sweating
Passion is my source
I love and carried along
I can’t refuse to you anything.

The truth

The being says the truth
But never in its entirety
Eating all a half
And even more to spoil the whole
Moreover, he sews and sticks pieces
A rough cloth can’t conceal

The truth is like water
Forcing one’s way under a tight rock
Even after years full of notches
It is not altered
It still shines like scattered stars.

Is it concealed?
Or at the bottom of a well?
One day grounds will be
As oil on water, it will stretch out
The liar has short memory, he will forget
In the end, he will confess.

The word is like a shot
Unable to go back once gone
It can destroy a village in a night
Or gather its people in the same yard
The word is sometimes like a nettle
And sometimes as white as a flower

The fine talker
Thoughtless of his saying, the fine talker
Without filtering his speech to his audience
Among small or big stitches of the sorter
For his misfortune,
He must assume when his hour comes


He will be the object of infamy
Pouring on him in streams of rain
At falling night, he will let place to regret
Covered with indignation and ignominy,
He will keep eyes down
And head bent meanly.

ahcene mariche

poemes tirés du recueil id yukin "les nuits volubiles "traduits en anglais par dalila ait salem


je vous envois la couverture de ce receuiil et meme le quatrieme











voici aussi la préface du 04 recueil
PRÉFACE

« Ceux qui n’ont que les yeux pour voir,
Sont aveugles dans le noir »

Le poète, lui, utilise tous ses sens, même le sixième. Il prédit, imagine, écoute et voit à travers les ténèbres. Ce noir épais n’a jamais été un obstacle pour lui, au contraire, il l’inspire par son emprise et tout le silence qui l’accompagne, ne dit-on pas que : « La nuit porte conseil ! » Elle est bel et bien sa conseillère, lui seul sait bien l’écouter, la comprendre et l’apprécier.

Ahcène voit ses multiples passions comme les vents qui enflent les voiles du navire, elles le submergent quelquefois, mais, sans elles, il ne pourra voguer. Sous leurs pressions, il devient docile, elles l’emportent dans leurs sillages jusqu’à des contrées inconnues et c’est là qu’il se met à matérialiser ses pensées, visions et messages. Quand l’accalmie reprend place, il devient tel un ermite, oubliant, le temps, il vaque à ses tâches quotidiennes au point qu’on ne le reconnaît plus.

De tout ce qui l’entoure, il puise ses sujets avec une délicatesse à la « MARICHE », puisque, dans ses approches, on retrouve, à chaque fois, des textes affranchis d’un timbre qui porte son nom et son image à la fois.

Après avoir fait parler, dans son précédant recueil l’aiguille ; fêter la « Saint Valentin » en Kabyle ; mit le doigt accusateur sur la négligence ; crier haut et fort sur la déperdition de nos valeurs et mœurs ancestrales, le voici, aujourd’hui, abordant d’autres sujets avec différentes analyses.

Il fait parler le tranchant (le couteau), raconte ses déboires, ses moments de bonheur et de fierté. Au diapason avec le rythme de vie actuel, même le « bip » d’un téléphone portable, qui a engendré une (pré) histoire d’amour, l’inspire. Là, il mêle le bonheur à l’angoisse, le stress à l’empressement dans l’attente qui précéda le moment de la « rencontre ».

Dans un autre poème, avec un verbiage plein de fioritures et d’images, il décrit, à la perfection même, cette fidèle inconnue qui ne cesse de lui rendre visite sur visite, durant des années, sans pour autant connaître ni son visage, ni sa voix, ni même sa silhouette, lui qui, sans même entendre sa voix, sait quand même capter les mots qu’elle lui murmure à chaque fois qu’elle vient.

« Il n’est pas bon d’être malheureux,
Mais il est bon de l’avoir été »

De tous ses malheurs, Ahcène s’inspire, il revisite cette nuit cauchemardesque où il vécut cette rencontre furtive, dans la maison de la bien-aimée, qui allait convoler en justes noces. Se retrouvant entre la joie et la peine, le bonheur et le malheur, au moment du voyage nuptial il a lâché ces mots qui en disent long sur son tourment :

Le jour où le cortège nuptial est venu te prendre,
Est semblable à une tombe qu’on venait de me creuser.
L’écho des youyous qu’on ne cesse d’entendre,
Représente pour moi le supplice des éprouvés.
Lorsque mise dans le taxi qui était là à t’attendre,
L’ange de la mort semble venir m’interroger.

Son oreiller n’est pas celui que nous connaissons. A la place de la laine, de l’éponge ou du duvet, c’est à un tas de tourments et de soucis qu’il en a droit. Ils le tiennent éveillé en les écoutant et s’il plonge dans un sommeil le sursaut lui est garanti par ceux-ci.

Les cicatrices, au fond de son âme, à chaque fois qu’il y pense, le transportent jusqu’aux causes et histoires qui en ont été à l’origine. Il profite à faire le pèlerinage, demande le pardon. Quel comble (?) pour lui qui les croyait effacées, elles ressurgissent à nouveau, se plaignent et l’oppressent.

Tantôt aigre, acide. Tantôt doux, délicieux. Il passe d’un sujet à un autre comme cette fluctuation dans les couleurs de l’arc-en-ciel et montre les pics de ses sensations et pulsations comme l’électrocardiogramme qui laisse ébahi tout médecin. On le comparerait à une eau calme, qui reflète les rayons du soleil, tel un miroir dedans toute une vie, un monde qu’on ne saurait décrire et qu’on ne pourrait imaginer.

Il fait un constat de sa vie et fixe d’un regard ses quatre décennies, malgré tout ce qu’il y a fait, il reste insatisfait et pense, dur comme fer, qu’il lui reste beaucoup à faire…

Exigeant envers lui même dans son écriture, on sent cette voix qui conseille, qui montre le chemin et qui dit : « Le superflu n’est qu’un masque qui finira par tomber ». Tout ça dans : « Sois toi-même » où il montre toute les qualités que la personne humaine qui, n’arrivant pas à avoir une bonne image d’elle-même, tombe dans l’imitation aveugle (et aveuglante) qui la mènera à la ruine.

Apprécie tes points forts,
En estimant les tares d’autrui.
Ta valeur émergera dès lors,
Et tu connaîtras un succès garanti.
D’autres t’envient mais tu ignores,
Tout le rang dont tu jouis.

L’argent qui, de tout temps, est source de problèmes, à plus forte raison de nos jours, est vu par Ahcène d’un autre œil, non celui de ces gens haletant en le voyant. Il outrepasse ce qu’il peut procurer et cerne bien ce dont il ne peut pourvoir : la santé, le bonheur, la paix, la postérité… Alors, à défaut de troc, il est et restera, pour lui et ses semblables, juste un instrument économique.

L’argent fait perdre le bon sens
Pour les riches des derniers temps.
Il les pousse, à vrai dire, à la démence,
Fonçant tel un sanglier menaçant.
Dans les airs, ils voudraient qu’ils s’élancent
Ou s’accrocher carrément au vent.

« ZIVKA », son héroïne, a bien trouvé un piédestal. Il l’a ornée d’une couronne et lui transmet un message codé et énigmatique à travers deux chiffres qu’il a combinés à sa manière et fait ressortir son : « SEPT ET DEMI » qu’il augmente de vingt pour en avoir un : « VINGT-SEPT ET DEMI ». Pour ne plus la quitter, il souhaite être son ombre et la suivre partout, d’où que vienne le soleil, son ombre devant, derrière ou sous ses pieds, lui prouve toujours ce lien charnel des cœurs.

Par un phrasé remarquable, il s’attaque à ses états d’âme, retrace le cheminement d’une vie de poète et toutes les « contusions » qu’il a dû supporter pour atteindre le jour d’aujourd’hui.

Finalement, tout a de l’importance chez lui, Lounès MATOUB ne s’est pas trompé[1], même les malheurs, surtout les siens, lui sont d’un grand apport.

Dame nature ne cesse de l’émerveiller, c’est avec ses présents qu’il peuple les creux de ses nuits dans des strophes qui laissent à penser. Pour lui, les apparences sont vilaines, la primauté est dans le fond de l’âme, de la pensée.

Son cœur, ce petit organe est devenu son éternel interlocuteur. Il lui incombe des responsabilités, juste après il compatit, il l’invite à un dialogue et tente de le comprendre, de le soulager de cette charge qu’il ne peut supporter tout seul.

Des années qui sont passées, il s’en moque, il y va droit au but, mais, des fois, ses rencontres le ramènent à la réalité pour lui montrer l’autre côté de la vie qu’il ne cesse de négliger devant la passion pour laquelle il s’obstine.

La société, il ne la ménage pas, il désigne ses failles et torts au point de la qualifier (à tort ou à raison ?) de rouillée, de béotienne :

La société est à présent rouillée,
Devenue hélas méconnaissable.
Sois patient et remarque à volonté,
Tu constateras un néant regrettable.
La rouille y est enracinée,
Et rien ne reste de valable.

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément »

En conclusion, après toutes ses expériences et tout ce qu’il a connu, vu et su, il le résume dans ces vers :

J’étais un authentique rôdeur
Mais aucun engrenage ne m’a retenu
J’ai vu de toutes les couleurs
Et qu’est ce que je n’ai entendu ?
Il n y a que l’art l’enchanteur
Qui m’a séduit et convenu.


J’ai enroulé la bobine des choses de la vie
La mienne paraît grande et allongée
J’en ai déroulé une grande partie
A savoir si vos yeux l’ont remarqué
A présent, ce sont des poèmes que j’ai mûris
En guise de messages je vous les dédie.

Dans chacun de ses livres, il multiplie les saveurs et nous montre l’étendue de ses idées avec des thèmes et approches assez particuliers. Il s’inspire des animaux, les fait parler et tisse ses mots tel un tisserand comme l’a fait avant lui Isope, De la Fontaine et Slimane AZEM. Des fois il se singularise et fait « parler » les objets : l’aiguille, le couteau…

Après la lecture de cet ouvrage, Ahcène nous donne déjà de la salive à la bouche et nous rend pressés de découvrir ce qu’il cache, si jalousement, dans son viatique qui comprend, selon lui, plus de 300 autres poèmes, il nous convie déjà à plein de rendez-vous sans pour autant préciser des dates exactes.

Voilà qu’après nous avoir fait parcourir ses « Nuits Volubiles »[2], il nous a confié ses « Confidences et Mémoires »[3], le voici, aujourd’hui, étaler, devant nous, ses « Contusions » à plus d’un titre.

Djamel BEGGAZ[4]


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[1] Ddu d webrid-ik a lêif, ne$ra neêfev di tussna-k (Continues ton chemin Malheur, nous avions été enseignés et avions appris en ta compagnie).
[2] « Iv Yukin » (Les Nuits Volubiles) : 114 pages, édité à Compte d’auteur, juin 2005.

[3] « Taeezzult-iw » (Confidences et Mémoires) : 120 pages, édité à Compte d’auteur, mais 2006.

[4] Cyberjournaliste au média-portail : Kabyle.com.


a tré bientot

ahcene mariche
ahcenemariche@yahoo.fr

http://ahcenemariche.free.fr
00 213 71 50 32 63


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